Munitions de Chasse
Un revolver à CO2 vide trois réserves en même temps, et c'est ce qui surprend à l'usage. Les billes d'abord, logées dans le barillet ou dans des douilles factices. La capsule de gaz ensuite, qui alimente une quarantaine à une soixantaine de départs selon le modèle et la température. Les douilles enfin, qui ne se consomment pas mais se perdent — et une douille manquante, c'est une alvéole inutilisable.
Prévoir les trois ensemble évite la séance écourtée. Un jeu de douilles de rechange coûte peu et règle le problème le plus fréquent de ces armes.
En 4,5 mm, la bille acier est lourde, régulière et peu coûteuse : c'est le projectile du tir sur cible à faible distance. Elle rebondit en revanche violemment sur une surface dure, ce qui impose un porte-cible absorbant et des lunettes de protection.
La bille plastique de 6 mm, dans les modèles airsoft, ne rebondit pratiquement pas mais pèse peu : sa trajectoire se dégrade plus vite, et le vent la dévie. Le choix du diamètre détermine donc autant l'usage que l'arme elle-même.
La pression du CO2 suit la température. À cinq degrés, une capsule délivre nettement moins qu'à vingt, et la vitesse chute en proportion : le point d'impact descend, parfois de plusieurs centimètres à dix mètres. Un réglage fait en intérieur ne vaut donc pas dehors en hiver.
Autre conséquence : une série rapide refroidit la capsule par détente du gaz. Laisser quelques secondes entre les coups suffit à retrouver une vitesse régulière, et c'est souvent ce qui sépare un groupement propre d'une dispersion inexpliquée.
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