Munitions de Chasse
Un chargeur ne se choisit pas seulement sur le nombre de coups annoncé. Ce nombre dépend de la munition qu'on y met : une cartouche courte se range plus serré qu'une longue, une bille large occupe davantage qu'une bille fine. La contenance utile est celle mesurée avec la munition réellement employée, pas celle inscrite sur l'étiquette.
La hauteur de la pile compte aussi. Plus un chargeur est garni, plus le ressort est comprimé, et plus la première cartouche est poussée fort contre la lèvre. Sur les grandes capacités, remplir au maximum fatigue le ressort sans servir à grand-chose : beaucoup de tireurs laissent volontairement un ou deux coups de marge.
À quantité de munitions égale, deux chargeurs de capacité moyenne rendent davantage qu'un seul de grande contenance. Ils permettent de préparer l'un pendant que l'autre est en service, ils se rangent mieux, et surtout ils donnent un point de comparaison le jour où l'alimentation se met à bloquer : si le défaut suit le chargeur, c'est lui ; s'il reste, c'est ailleurs.
Le choix se fait sur la référence exacte de l'arme et non sur son calibre : le puits, le verrou et la géométrie de la lèvre varient d'un modèle à l'autre, parfois entre deux générations du même. Les fiches précisent les compatibilités.
Un chargeur hors service se range vide : un ressort comprimé pendant des mois s'affaisse. Un nettoyage à sec de temps à autre suffit, sans graisse — elle retient la poussière et fait coller les munitions entre elles.




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