Munitions de Chasse
Le choix d'un fusil de chasse se ramène pour l'essentiel au mécanisme, qui détermine la cadence possible, l'entretien à prévoir et le comportement au tir.
Le superposé aligne ses deux canons verticalement. La bande de visée étroite qui en résulte donne une image de visée dégagée, appréciée en tir sur cible mobile. Il autorise deux chokes différents, donc deux distances sans changer d'arme.
Le juxtaposé place ses canons côte à côte. Plus léger et plus plat sous le bras, il se porte mieux en longue marche ; sa bande large demande une habitude, mais il reste l'arme de la billebaude et du petit gibier.
Le semi-automatique réarme seul et permet trois coups, voire davantage selon le magasin. Il adoucit sensiblement le recul, par emprunt de gaz ou par inertie, au prix d'un entretien plus suivi.
Le fusil à pompe, à réarmement manuel, est le plus tolérant sur la variété des chargements, y compris les plus faibles que les mécanismes automatiques ne font pas cycler.
Le calibre 12 reste le plus répandu et le mieux approvisionné, tous chargements confondus. Le 20 l'égale sur les distances courantes pour un poids d'arme moindre et un recul plus doux. Le 16, intermédiaire, équipe encore beaucoup d'armes anciennes.
La longueur de chambre est gravée sur le canon et ne se devine pas : elle fixe la longueur maximale de douille admissible. Une cartouche plus longue que la chambre empêche le sertissage de s'ouvrir librement et fait monter la pression bien au-delà de ce pour quoi l'arme a été éprouvée.
La vérification prend dix secondes, et elle précède tout achat de cartouches.
Les poinçons du banc d'épreuve, gravés sur les canons et la bascule, attestent la pression admise à la fabrication et donnent l'année. Une marque spécifique indique si l'arme est éprouvée pour les grenailles d'acier.
L'ajustage du bloc se contrôle en fermant l'arme : un fusil qui ferme mollement ou présente du jeu au basculement demande une reprise avant usage.
L'intérieur des canons se regarde à la lumière, en cherchant les amincissements et les piqûres profondes. Un examen par un armurier lève le doute pour une somme modique.
Deux fusils de même modèle peuvent se comporter très différemment selon la morphologie du tireur : c'est la crosse qui décide.
Sa longueur place l'épaule et le doigt ; sa hauteur place la joue, donc l'œil, donc la ligne de visée. Une arme qui tire systématiquement à côté ne se corrige pas par l'entraînement : elle se reprend au bois.
Le contrôle se fait au patron de tir, en comparant le centre réel des impacts au point visé.
L'acquisition et la détention de ces armes sont soumises aux formalités correspondant à leur classement, dont les modalités dépendent du pays de livraison.
Les rayons de cette famille : fusils de chasse à canons superposés, fusils semi automatiques, chokes, fusils de chasse à canons juxtaposés, fusils à pompe de chasse, fusils à canon lisse.
Guides pratiques : Longueur de chambre d'un fusil : comment la lire et la respecter, Patron de tir : pourquoi une cartouche change d'un fusil à l'autre, Recul d'une arme : causes réelles et moyens de le réduire, Nettoyage d'une arme : quand, avec quoi, et les erreurs à éviter.